Coronavirus. L'état d'urgence sanitaire prolongé jusqu'en juillet 2020

Le gouvernement a décidé samedi 2 mai 2020 de prolonger de deux mois l'état d'urgence sanitaire contre le Covid-19 et clarifié le cadre du déconfinement, qui reste soumis à de nombreuses inconnues, notamment sur la réouvertures des écoles, rapporte l'AFP.


(Photo AFP)

Au lendemain d'un 1er-Mai confiné, le Conseil des ministres s'est penché sur le projet de loi prorogeant l'urgence sanitaire jusqu'au 24 juillet. Son examen au Sénat est prévu dès lundi 4 mai, puis à l'Assemblée nationale mardi 5 mai en vue d'une adoption définitive dans la semaine.


« Nous allons devoir livrer ensemble une course de fond. Je sais que des efforts colossaux ont déjà été demandés aux Français », qui se sont montrés« à la hauteur de ce qui semblait impossible il y a deux mois à peine », a estimé le ministre de la Santé Olivier Véran.

Comme cela était prévu, le gouvernement a fait le choix de ne rendre obligatoires la mise en quarantaine et le placement à l'isolement que des personnes arrivant sur le territoire national, Français ou étrangers.


Pas d'application StopCovid au 11 mai


Pour ceux déjà présents dans le pays« le gouvernement a fait le choix de la confiance et de la responsabilité, il n'a pas pris de dispositif législatif pour imposer l'isolement à quelqu'un qui le refuserait et qui serait malade sur le territoire national », a détaillé le ministre.


Il a également précisé les dispositifs de collecte d'informations sur les malades, qui ne seront « pas récoltées aux fins d'une application » mais permettront aux « brigades d'anges-gardiens » d'identifier les cas contacts des personnes testées positives. « Au 11 mai, non, il n'y aura pas d'application StopCovid disponible dans notre pays », a-t-il précisé au sujet de ce projet d'application de traçage controversée.


« Le déconfinement ne sera pas un pur et simple retour en arrière, nous allons devoir vivre pour un temps avec le virus », a rappelé Olivier Véran, alors que subsistent encore beaucoup de zones d'ombre sur un retour progressif à la normale. La carte provisoire classant les départements en vert, rouge ou orange selon l'état de l'épidémie et des services de réanimation a été corrigée une première fois à cause d'erreurs de comptage jeudi 30 avril qui ont suscité la grogne des élus locaux.



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